Depuis le 12 novembre 2024, le stade Fodé Fissa de Kindia est en chantier, financé par le ministre du Budget, Facinet Sylla, conformément à sa promesse lors du tournoi inter-quartiers. Mais depuis, les travaux sont pratiquement à l’arrêt. Pourquoi ? Les autorités sportives de Kindia restent muettes, plongeant le football local dans une paralysie totale.
Le stade Fodé Fissa est le seul terrain de la préfecture permettant aux athlètes de se mettre en valeur. Son dysfonctionnement empêche les clubs informels et les académies de s’entraîner dans de bonnes conditions. Cette situation freine la progression de plusieurs équipes, tandis que d’autres doivent se contenter d’espaces réduits et inadaptés.
Ce blocage compromet également la tenue de la grande fête du football à Kindia : le tournoi inter-quartiers. Considérée comme la compétition la plus prestigieuse de la région, elle n’a pu avoir lieu en 2025, privant ainsi les quartiers de Kindia d’un événement majeur. Pour combler ce vide, le CACIK et le sous-district de football ont organisé chacun un championnat, mais dans des stades éloignés, causant des difficultés logistiques aux entraîneurs et aux dirigeants locaux.
Ce qui inquiète le plus, c’est le silence total du Directeur préfectoral de la Jeunesse, de la société chargée de la rénovation et du ministère des Sports. Le préfet, quant à lui, choisit le silence, alors que le football Kindianais souffre de cette absence de communication.
Privés de leur stade, des clubs évoluant en Ligue 1 et 2, comme le Loubha FC (Ligue 1) et le Gangan Football Club (D2), déclinent. Si Loubha FC parvient à se maintenir difficilement, Gangan FC, privé de son public, risque de suivre l’exemple du Wawa AC, relégué en Nationale. Voilà les lourdes conséquences d’une rénovation qui freine le rayonnement du football à Kindia.
Par Adra






