Les discussions annoncées depuis plusieurs jours ont finalement débuté. Ce lundi 17 novembre 2025, le Gouvernement guinéen et l’Intercentrale de l’Éducation ont tenu leur première journée de négociations à Conakry, alors que plane toujours la menace d’une grève générale dans le secteur.
Un seul point figurait officiellement à l’ordre du jour : l’examen de la plateforme revendicative des trois blocs syndicaux de l’Éducation. La rencontre a été conduite, côté gouvernemental, par le Secrétaire général du Ministère du Travail et de la Fonction Publique, Aboubacar Kourouma, selon les constatations d’un reporter d’ouragannews.com présent sur place.
Au sortir de cette première séance, les responsables syndicaux ont fait part de leurs attentes, mais aussi d’un certain optimisme.
« Il y a des points essentiels : vous les avez vus dans le mémorandum, il y en a déjà onze. Tous ceux qui sont impliqués dans ces onze points sont essentiels et vont dans l’intérêt du système éducatif, notamment des enseignants », a expliqué Aboubacar Diesto Camara, qui assurait le rôle de porte-parole de l’intersyndicale pour l’occasion.
Il a également salué la disponibilité et l’ouverture des représentants de l’État :
« Le climat qui a prévalu du côté gouvernemental a été vraiment correct. Ils ont été accessibles à toutes nos préoccupations. Cela nous donne une lueur d’espoir que, dès demain, nous serons vraiment satisfaits. Les débats vont se poursuivre. Une commission technique déjà existante au niveau de la relecture sera mobilisée. Nous viendrons pour harmoniser l’ensemble des points au niveau des trois départements afin qu’un document consensuel soit signé. Je crois que cela facilitera le débat. »
Les discussions doivent reprendre mardi. Elles devraient permettre aux deux parties de tenter de désamorcer la crise, dans un contexte où les syndicats ont déjà agité la menace d’une grève si aucun compromis satisfaisant n’était trouvé.






