CONAKRY – Depuis le lancement officiel, le 11 novembre dernier, des premières exportations de minerai de fer issues du gigantesque projet Simandou, les appels à la transparence se multiplient. Plusieurs responsables politiques réclament la publication des documents contractuels encadrant ce chantier minier considéré comme l’un des plus vastes au monde.
Ces critiques dénoncent le « flou » qui entourerait, selon eux, les négociations entre l’État guinéen et ses partenaires. Interrogé sur ces polémiques, le Premier ministre a temporisé, estimant que les Guinéens « attendent avant tout des résultats concrets » plutôt que « des papiers ».
« Pour le projet minier Simandou, il va de soi que les Guinéens attendent des résultats. Ce qui compte le plus pour l’écrasante majorité de nos compatriotes, qui ne sont pas des experts-comptables, c’est justement le résultat. Ce résultat a été obtenu, et je crois que tous les Guinéens peuvent s’en satisfaire. Pour le reste, les experts et ceux qui souhaitent en savoir davantage seront informés », a déclaré Bah Oury, martelant que toutes les procédures suivront leur cours.
Le Chef du Gouvernement précise d’ailleurs que « tous les contrats seront soumis à l’Assemblée législative pour conformité » et assure que les informations « parviendront à chacun en temps opportun ». « Il ne faut pas être plus pressé que la montre », a-t-il insisté.
Sollicité par RFI sur cette même question, le ministre des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla, a livré davantage d’indications quant aux raisons du retard dans la publication du contrat. Selon lui, malgré le lancement du projet, certains documents nécessitaient encore des ajustements techniques.
« Après la construction des infrastructures, il faut six mois de mise en service pour s’assurer que l’ensemble est robuste. C’est après tout cela qu’on peut entrer dans les questions de publication des documents. On ne va pas publier quelque chose alors qu’on a six mois de mise en service… La publication interviendra une fois la mise en service finalisée, c’est-à-dire pas avant six mois, autour de juin 2026 », a affirmé le ministre.
Affaire à suivre.
Paul Kolié






