Tribune : Soutien à Sorel Doumbouya, Président de la Fédération Guinéenne de Football, victime du syndrome de sabotage

À l’heure où le football guinéen cherche à se structurer et à retrouver toute sa crédibilité sur la scène continentale, son président, Sorel Doumbouya, se retrouve au centre de manœuvres troublantes qui relèvent davantage de la déstabilisation que du débat constructif.

Depuis son accession à la tête de la Fédération Guinéenne de Football, il s’est engagé dans une dynamique de réforme, de transparence et de modernisation. Mais comme souvent lorsqu’un système évolue, les résistances apparaissent. Aujourd’hui, ce que l’on observe ressemble à un véritable syndrome de sabotage, où les rumeurs prennent le pas sur les faits.

Des rumeurs graves : un enregistrement sonore sans consentement

Des informations persistantes font état de la circulation d’un enregistrement sonore réalisé sans le consentement de son auteur présumé. Si ces faits sont avérés, ils ne relèvent plus de la simple polémique sportive, mais d’une question juridique sérieuse.

L’enregistrement et la diffusion d’une conversation privée sans consentement constituent une atteinte à la vie privée et peuvent tomber sous le coup des lois relatives à la protection des données à caractère personnel. Dans un État de droit, nul ne peut s’arroger le droit d’espionner, d’enregistrer ou de manipuler des propos à des fins de nuisance.

Le débat d’idées est légitime. L’intrusion illégale ne l’est pas.

Porter plainte : une exigence de principe

Face à de telles allégations, Sorel Doumbouya doit agir avec fermeté et responsabilité. Porter plainte contre l’auteur ou les auteurs de cet enregistrement serait non seulement un acte de défense personnelle, mais également un signal fort en faveur du respect de la loi.

Il ne s’agit pas d’étouffer un débat. Il s’agit de rappeler que la gouvernance du sport doit se faire dans un cadre légal, respectueux des droits individuels et des principes républicains. La protection des données personnelles n’est pas une option : c’est une obligation légale.

Défendre l’institution au-delà de l’homme

En réalité, au-delà de la personne de Sorel Doumbouya, c’est l’image même de la Fédération Guinéenne de Football qui est en jeu. Laisser prospérer des méthodes clandestines ou des campagnes de déstabilisation serait ouvrir la porte à une culture d’impunité nuisible à l’avenir du football guinéen.

Soutenir le président aujourd’hui, ce n’est pas soutenir aveuglément un homme. C’est défendre :

  • Le respect de la légalité

  • La protection de la vie privée

  • La stabilité institutionnelle

  • La crédibilité du football national

Pour un football guinéen apaisé et responsable

La Guinée mérite un football construit sur la compétence, la transparence et l’éthique. Les divergences doivent s’exprimer dans les instances prévues à cet effet, et non à travers des pratiques qui fragilisent la cohésion.

Si des fautes ont été commises, que la justice en décide. Mais si des manipulations sont avérées, elles doivent être sanctionnées conformément à la loi.

Le football guinéen ne doit pas être l’otage des règlements de comptes.
Il doit rester un espace d’unité, de passion et de fierté nationale.
Par Sitanium Cisse