Malgré la décision du procureur spécial près le Tribunal pour enfants interdisant l’accès des mineurs aux boîtes de nuit et lieux de divertissement nocturnes à Conakry, la mesure peine à être appliquée sur le terrain. De nombreux établissements continuent d’accueillir des enfants, parfois très jeunes, exposés à des environnements marqués par l’alcool, la promiscuité et des comportements inadaptés à leur âge.
La situation met en lumière une responsabilité partagée. Les gérants de boîtes de nuit sont accusés de privilégier le gain financier au détriment du contrôle de l’âge des clients. Les parents et tuteurs sont également interpellés pour leur manque de vigilance, laissant des mineurs circuler tard dans la nuit sans encadrement. Quant aux autorités, elles sont appelées à renforcer les contrôles, appliquer des sanctions dissuasives et fermer les établissements récidivistes.
Au-delà des questions de décence, cette violation de la loi pose un sérieux problème de protection morale, psychologique et physique des mineurs.
Si cette interdiction n’est pas respectée et il existe des conséquences pour l’avenir de la jeunesse guinéenne et cela une action urgente et coordonnée de tous les acteurs concernés.
Sita Cisse






