Le dossier opposant l’État guinéen à Jean Michel Roland Monnier, ressortissant français poursuivi pour escroquerie présumée, a de nouveau été évoqué ce mercredi, 29 octobre 2025, devant la Chambre de jugement de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF). À l’issue de l’audience, la Cour a délivré un mandat d’arrêt international contre le prévenu, absent à l’audience, avant de renvoyer l’affaire au 26 novembre prochain pour la comparution de la partie civile et la suite des débats, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à la CRIEF.
Selon une source proche du dossier, les faits reprochés à Jean Michel Roland Monnier portent sur plus de 650 000 euros, relatifs à un contrat de construction d’un navire de guerre qu’il aurait signé avec le ministère guinéen de la Défense nationale. Le mis en cause aurait perçu une importante somme d’argent sans exécuter la prestation convenue. Face à ce manquement contractuel, l’État guinéen a décidé finalement d’engager des poursuites judiciaires contre M. Monnier pour escroquerie.
Comme lors des précédentes audiences, le prévenu, son avocat et la partie civile étaient absents à l’audience de ce mercredi. Face à cette situation, le président de la Cour, Yagouba Conté, a donné la parole au ministère public, représenté par Marcel Malick Oularé et Amiata Kaba, pour ses observations et réquisitions.
Dans son intervention, le ministère public a tenu à rappeler les faits et les démarches déjà entreprises.
« Le prévenu Jean Michel Roland Monnier est un ressortissant français poursuivi devant votre Cour par l’État guinéen pour des faits présumés d’escroquerie. Il a été régulièrement cité et que ce dernier avait même signé. Il a été inculpé et placé sous contrôle judiciaire, interdit de quitter le territoire guinéen, son passeport confisqué. Pendant un bon bout de temps, il était à l’hôtel ici à Conakry. Depuis qu’on l’a cité à comparaître en audience publique, il ne s’est plus présenté. Nous apprenons des sources sûres qu’il est sorti du territoire guinéen. En tout cas, depuis qu’il a été cité à comparaître devant votre Cour, il n’est pas venu. Son avocat non plus n’est venu. Et nous constatons tous que la partie civile comme le prévenu et son avocat est aussi absente dans la salle. Au regard de refus de comparaître, nous vous demandons monsieur le président de tirer les conséquences de droits et de décerner un mandat d’arrêt contre monsieur Jean Michel Roland Monnier », a déclaré le représentant du ministère public.
À la suite de ces réquisitions, la Cour a fait droit à la demande du parquet et a ordonné un mandat d’arrêt contre Jean Michel Roland Monnier, tout en renvoyant le procès au 26 novembre prochain pour la suite des débats et la comparution de la partie civile.
Source: Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com






